Mylène Farmer à nouveau face au deuil : un proche collaborateur vient de mourir
Il était une légende à la guitare, ayant accompagné des icônes telles que France Gall, Johnny Hallyday, ainsi que des figures internationales comme Ray Charles et Tina Turner. Avec une carrière riche de quarante ans et des arrangements qui ont marqué l’histoire de la musique, André Pezin alias « Slim » a laissé une empreinte indélébile dans l’industrie du disque. Né le 25 octobre 1945, ce virtuose s’est éteint à l’âge de 78 ans, le 18 janvier, ainsi que l’annonce l’Agence France-Presse. Bien que les circonstances de son décès demeurent floues, une artiste éprouve une tristesse particulière en cette période de deuil : Mylène Farmer, qui avait croisé le chemin d’André Pezin dès ses premiers pas dans la musique, pour l’interprétation de « Maman à tort » en mars 1984.
Des premières notes à une collaboration fructueuse
À l’époque où Mylène Farmer, de son vrai nom Mylène Gautier, quittait les bancs du Cours Florent avec des ambitions cinématographiques, elle rencontra Laurent Boutonnat et Jérôme Dahan. Sous le charme de son allure à la fois espiègle et énigmatique, ils lui offrirent le titre « Maman à tort ».
L’enregistrement se fit au studio « Le Matin Calme » à Aubervilliers, où fut convié André Pezin. Celui-ci, déjà fort d’expériences avec des sommités comme Nino Ferrer et Claude François – il fut même chef d’orchestre pour ce dernier –, se montra désormais au service du talent de cette jeune artiste. Témoignant d’un profond respect mutuel, André Pezin perçut chez la chanteuse un élan d’exception. Comme il le confiait dans « Mylène Farmer : Belle de scène » de Claude Gassian, c’est sa femme, Chantal Ayissi, qui fit les chœurs sur « Maman à tort », un début modeste qui précéda le succès retentissant.
Pezin fut ensuite de l’aventure pour les trois premiers opus de Mylène Farmer : « Cendres de lune » (1986), « Ainsi soit je… » (1988) et « L’Autre » en 1991, témoignant d’une harmonie professionnelle et personnelle : « Nous sommes sur la même longueur d’onde. Nous avons la même conception du métier et la même façon d’aborder la musique ». Cette confiance réciproque conduisit à une amitié sincère et durable.
Un adieu mélancolique à un compagnon fidèle
L’empreinte d’André Pezin fut également ressentie lors de la tournée monumentale de Mylène Farmer en 1989, avec des représentations inoubliables au palais des Sports. Les concerts terminés, en hommage à leur collaboration, Mylène Farmer reçut de Pezin une guitare Stratocaster, qu’elle chérit toujours aujourd’hui.
La relation artistique se poursuivit lorsqu’elle produisit les albums « Gourmandises » et « Mes Courants Électriques » de la chanteuse Alizée, preuve de cette complicité inébranlable dans le temps. Avec la disparition d’André Pezin, c’est tout un pan de l’histoire musicale qui s’efface, laissant un vide sentimentalement lourd à porter pour Mylène Farmer et pour l’ensemble du milieu artistique, éprouvé par cette perte.







