Madame Web : critique pire que Morbius
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Une Descente sans Spider-Man dans l’Univers de Madame Web
Après avoir exploré les recoins sombres du monde de Venom et avoir assisté à l’étrange périple de Morbius, l’univers cinématographique de Sony poursuit sa chute libre avec Madame Web. Dirigé par la talentueuse S.J. Clarkson et servi par un casting étoilé, incluant Dakota Johnson et Sydney Sweeney, on pourrait s’attendre à un chef-d’œuvre. Cependant, ce nouveau chapitre semble errer sans but, perdant le fil d’une histoire déjà bien ténue.
Un Futur Compromis dès le Départ
Les faibles attentes placées en Madame Web n’étaient pas anodines, considérant les précédents efforts mitigés de la franchise. L’absence persistante de Spider-Man, malgré les efforts pour connecter cet univers à celui du MCU, a précédé une chute spectaculaire, au point où même la volonté de Sony de satisfaire ses fans semble s’être évanouie.
La tentative de liaison avec le MCU par le biais de Venom 2 fut de courte durée, brisée par Spider-Man: No Way Home. Morbius, quant à lui, aligna maladroitement les personnages de Jared Leto et Michael Keaton, dans ce qui ressemble à une blague mal placée, sans aucun affrontement crédible en perspective. Aujourd’hui, Sony tente de se frayer un chemin sans même laisser entrevoir un cameo du tisseur de toiles.
Dans Madame Web, l’espoir s’amenuise alors que nous sommes introduits à une palette de nouveaux visages super-arachnéens comme Cassandra Webb, Julia Cornwall, Mattie Franklin et Anya Corazon. Bien que leur présence soit un rafraîchissement, il est probable que ces noms disparaissent dans l’oubli aussi vite qu’ils sont apparus.
Un Message Pas Si Subtil
Avec la performance financière de Venom, il semble que le public puisse être réceptif à de nouveaux venus. Cependant, il est nécessaire de remarquer que Madame Web et ses acolytes ne semblent pas destinées à un avenir prometteur. Le film soulève, d’une manière presque sarcastique, que Dakota Johnson en Madame Web est le dernier espoir de redresser la barre et de prédire un futur rayonnant pour ses protégées.
Cette origin story ambitionne de mettre en place un nouvel arc narratif, promettant l’ascentionnalité des pouvoirs pour nos trois jeunes héros. Pourtant, il s’avère que ces nouvelles promesses ne sont que des illusions, aucun des personnages ne jouissant de pouvoirs ou d’attirail super-héroïques, malgré ce que les affiches et les bandes-annonces laissaient présager. Madame Web se retrouve donc être un film de super-héros sans super-héros ni super-héroïnes, n’offrant qu’un aperçu trompeur d’un potentiel jamais concrétisé.
Conclusion : Super-héros ou Super Zéro ?
En somme, Madame Web tâtonne dans une sphère super-héroïque où l’absence de super pouvoirs est criante. L’espoir d’un univers cohérent et captivant s’effrite, laissant le spectateur face à un écran où l’action et le fantastique se fondent dans un brouillard d’incohérences et de promesses non tenues. Se posera alors la question cruciale : cet univers cinématographique peut-il se relever, ou est-il destiné à s’effondrer comme un château de cartes face au vent des critiques ? Seul l’avenir, que Madame Web prétend pouvoir prédire, nous le dira.
Madame Web : Un Spin-off Déconcertant Sans l’Ombre de Spider-Man
Un univers arachnéen qui peine à convaincre
La toile de l’univers de Spider-Man ne cesse de s’étendre, mais cette fois, il semblerait que Sony tisse des fils un peu trop dispersés. Dans la dernière tentative de l’écurie, Madame Web apparait comme une figure centrale à New York, révélant au passage un nouvel acteur possible pour incarner Peter Parker. À cela s’ajoute une mythologie fraîchement tissée autour de la tribu Las Arañas, une manœuvre qui semble mettre les bouchées doubles pour pallier à l’absence de l’homme-araignée.
Ce spin-off, qui aurait pu être un prequel intrigant, navigue dans les eaux troubles d’une identité floue. Avec une héroïne destinée à jouer un rôle capital, Madame Web veut étendre son univers mais se heurte à un défi d’identité qui frôle la crise.
Madame Web : Un scénario qui manque de vision
Abordons le fond de ce film qui trébuche sur l’écriture de son récit. Cassandra Webb, dotée du pouvoir de prémonition, laisse le spectateur sans surprise puisqu’elle dévoile rapidement les points pivots de l’histoire. Nous voici condamnés à assister à un dénouement anticipé, défilant sans le moindre rebondissement pour défier ses propres prédictions.
Les protagonistes semblent se parodier eux-mêmes, avec des adolescents au style excentrique, une héroïne en quête d’identité, et un antagoniste caricatural dont les motivations psychologiques sont digne d’un cas d’école freudien.
Une production qui laisse perplexe
La liste des points faibles est longue : une photographie peu attractive, des effets spéciaux qui laissent à désirer, des scènes asphyxiées par un manque de clarté, sans parler d’une narration enfantine et de personnages hiératiques. Il semble qu’il faille voir le film de ses propres yeux pour mesurer l’ampleur de l’échec, à moins que l’expérience ne relève plus de l’arnaque cinématographique.
L’année 2024 commence donc de manière tremblante avec Madame Web, annonciatrice de futures secousses dans l’univers étendu de Spider-Man. En effet, l’arrivée de « Kraven le chasseur » et de « Venom 3 » risque de secouer davantage un univers déjà fragilisé. Cependant, l’analyse de ces futures sorties sera la tâche d’une autre plume.







