L'industrie du divertissement a perdu 45 000 emplois à cause des grèves, selon un rapport sur le travail aux États-Unis

L’industrie du divertissement a perdu 45 000 emplois à cause des grèves, selon un rapport sur le travail aux États-Unis

Le secteur du cinéma et de la télévision a perdu 7 000 emplois rien qu’en septembre

Un rapport de septembre du Bureau of Labor Statistics des États-Unis a révélé qu’il y avait 45 000 emplois de moins dans les industries du cinéma et de l’enregistrement sonore. Cette diminution a été attribuée aux « conflits du travail ».

Le rapport note que la baisse s’est produite depuis mai. Le secteur du cinéma et de la télévision a également perdu 7 000 emplois rien qu’en septembre.

Ce rapport est l’un des premiers aperçus de l’impact économique total des grèves de la WGA et de la SAG-AFTRA sur l’industrie du divertissement. Le mois de mai coïncide avec le début de la grève de la WGA, qui est entrée en vigueur le 2 mai. Elle a ensuite été suivie par la grève de la SAG-AFTRA le 14 juillet. La WGA était parvenue à un accord de principe avec l’AMPTP et avait voté pour mettre fin à leur grève. Mercredi dernier, la grève SAG-AFTRA est toujours en vigueur. La guilde et les producteurs sont actuellement en négociations et devraient reprendre les pourparlers lundi.

Au fil des mois de grève, des chiffres ont été publiés sur le bilan économique des grèves. Par exemple, un économiste a estimé que l’économie californienne a perdu 3 milliards de dollars au cours des 100 premiers jours de grève. La grève de la WGA durerait 148 jours. De même, au cours de la saison des résultats, Jolie Bobine a identifié 5 milliards de dollars de dépenses retardées ou réduites du côté des studios qui ont été attribuées aux grèves. Mais ce rapport est l’une des premières analyses concrètes publiées sur le coût des frappes.

Alors que la SAG-AFTRA reprend les négociations lundi, plusieurs questions majeures sont sur la table pour les acteurs en grève. Le principal d’entre eux est le mot devenu synonyme de l’état moderne de l’industrie : les résidus. Tout comme les scénaristes, l’ère du streaming a radicalement modifié cette source d’argent autrefois fiable, éliminant pratiquement la possibilité pour les acteurs travaillant en moyenne de gagner un salaire décent.

La guilde se bat également pour de meilleures conditions de travail, pour un processus d’audition modifié et contre la menace de l’IA. Depuis la pandémie de COVID-19, les longues auditions auto-filmées sont devenues la norme, obligeant les acteurs à trouver un endroit pour enregistrer tout en agissant en tant que leurs propres réalisateurs et caméramans. Quant à l’IA, les acteurs se battent pour préserver leur image et empêcher les studios d’utiliser leur image sans rémunérer l’acteur en question.

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