The dolly zoom in Jaws

Les 10 meilleurs plans de caméra des films de Steven Spielberg

En plus de 50 ans de carrière, Steven Spielberg a créé certains des plus beaux blockbusters de tous les temps. Dès le début de sa carrière, Spielberg s'est forgé une réputation de maître du spectacle sur grand écran, avec un sens du placement intéressant. Sa mise en scène n'attire pas toujours l'attention, mais il dispose d'un large éventail d'outils de réalisation qu'il utilise au service de l'histoire.

Les meilleurs films de Steven Spielberg combinent des histoires auxquelles on peut s'identifier avec des visuels remarquables. Il a travaillé avec plusieurs directeurs de la photographie primés au cours de sa carrière, dont Janusz Kaminski, Dean Cundey et Douglas Slocombe. Ils ont tous apporté leurs propres compétences uniques aux films de Spielberg, l'aidant à concrétiser sa vision. Nombre de ses meilleurs plans sont désormais gravés dans l'histoire du cinéma, et même ses films les plus récents sont magnifiques à regarder, même si le temps nous dira comment ils seront appréciés.

10 Sammy se promène dans les coulisses du studio

Les Fabelman (2022)

Tout au long de sa carrière, Steven Spielberg a toujours maîtrisé les plans d'ouverture et de clôture. Il connaît l'importance des débuts et des fins, et il laisse souvent son public avec un sentiment positif. Il est tout à fait normal que The Fabelmans, l'histoire semi-autobiographique de Spielberg sur un jeune cinéaste, fasse de même. Dans le contexte réel de l'illustre carrière de Spielberg, la fin optimiste de The Fabelmans est encore plus heureuse.

Tout au long de sa carrière, Steven Spielberg a toujours eu une maîtrise des plans d'ouverture et des plans de clôture.

Après avoir rencontré son idole John Ford, incarné par David Lynch, Sammy traverse le studio, quittant physiquement la réunion mais se dirigeant symboliquement vers une longue vie consacrée à la réalisation de films. Alors qu'il s'éloigne, la caméra s'incline soudainement vers le haut, suivant le conseil de Ford de garder l'horizon hors du centre du cadre. Le mouvement saccadé de la caméra à la main rappelle que Spielberg et Sammy ne font qu'un, tous deux des enfants excités qui apprennent à tisser la magie du cinéma.

9 Entrer dans le mixeur

West Side Story (2021)

La première comédie musicale de Steven Spielberg est arrivée très tard dans sa carrière, mais il a montré un talent naturel pour cette forme d'art. L'utilisation par Spielberg de longues prises et de séquences audacieuses et émotives est parfaite pour une comédie musicale, en particulier une comédie musicale rétro comme West Side Story. Spielberg restreint souvent sa mise en scène pour laisser plus de place à ses interprètes. Il cadre les escaliers de secours et les coins de rue de New York comme des scènes de théâtre.

L'utilisation par Spielberg de longues prises et de blocages audacieux et émotifs est parfaite pour une comédie musicale, en particulier une comédie musicale rétro comme West Side Story.

Il y a des moments où la caméra de Spielberg se déplace autour de l'action pour accentuer l'excès somptueux de la chorégraphie. L'un des meilleurs plans de West Side Story commence à l'extérieur du gymnase du centre communautaire, mais il s'y enfonce avec empressement dès que les portes s'ouvrent. La caméra balaie les danseurs et capture les différentes interactions dans toute la salle, mettant en valeur les couleurs vibrantes et les mouvements expressifs.

8 Le concours de boisson

Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981)

Les prises de vues longues étaient autrefois beaucoup plus courantes dans le cinéma américain. De nos jours, elles sont généralement considérées comme des cascades amusantes, comme le font Wes Anderson, Alfonso Cuarón et Sam Mendes pour mettre en valeur les séquences d'action. Steven Spielberg utilise une approche différente, car ses prises de vues longues attirent rarement l'attention sur elles. Le concours de boisson dans Les Aventuriers de l'arche perdue est un parfait exemple de Spielberg qui utilise une prise de vue longue pour servir l'histoire.

En utilisant un plan-séquence comme plan d'ensemble, deux gros plans et un insert, Spielberg supprime la couche entre le public et l'action.

Le concours de boisson introduit Marion, et le plan-séquence transforme ce qui pourrait être une scène ennuyeuse en un conflit tendu. La caméra s'avance au début, ce qui permet au public de se faire une idée de l'atmosphère qui règne dans le bar, puis elle suit les mouvements des mains des acteurs dans un va-et-vient captivant. En utilisant un plan-séquence comme plan d'ensemble, deux gros plans et un insert, Spielberg supprime la couche entre le public et l'action.

7 Préparation pour Omaha

Il faut sauver le soldat Ryan (1998)

La séquence du débarquement du jour J au début d'Il faut sauver le soldat Ryan est l'une des meilleures scènes de Steven Spielberg. Il fait quelques choix brillants dans la scène d'action pour souligner le chaos et la terreur de l'événement, comme les prises de vue sous-marines et le plan POV poignant alors que la caméra avance vers les artilleurs allemands. Cependant, un aspect sous-estimé de la scène est le travail que Spielberg fait peu avant le débarquement des Alliés sur la plage.

Spielberg utilise de nombreux gros plans dans les navires de débarquement pour cacher l'ampleur de la bataille au public jusqu'à ce qu'elle se dévoile.

Spielberg utilise de nombreux gros plans dans les chalands de débarquement pour cacher au public l'ampleur de la bataille jusqu'à ce qu'elle se déroule. Le son est également atténué, reflétant le calme avant la tempête. Un plan remarquable commence par un gros plan sur les mains tremblantes du capitaine Miller qui attrape sa gourde d'eau, avant de faire un zoom arrière pour révéler les visages gris et terrifiés de lui et de ses camarades soldats. Certains prient et d'autres vomissent de peur, mais la plupart regardent droit devant. Ce plan indique au public qu'une horreur incalculable se profile à l'horizon.

6 Schindler repère la fille au manteau rouge

La Liste de Schindler (1993)

La jeune fille au manteau rouge dans La Liste de Schindler crée une image puissante. La touche de rouge est la seule couleur du film, par ailleurs en noir et blanc. Bien que la signification de la jeune fille ait été débattue, la scène marque sans aucun doute un tournant dans le parcours émotionnel de Schindler. Le premier plan où apparaît la jeune fille se déroule du point de vue de Schindler, au-dessus du ghetto, et elle n'est qu'une petite tache rouge sur un fond violent.

En montrant la jeune fille à une telle distance, Spielberg attire l’attention du public vers elle.

En montrant la jeune fille à une telle distance, Spielberg attire l'attention du spectateur sur elle. Elle trébuche dans la rue tandis que des corps tombent autour d'elle, et il y a des moments où il semble qu'elle ne puisse être touchée par le chaos environnant. Cela rend le film encore plus puissant lorsque Spielberg s'avance progressivement pour révéler sa tragédie personnelle parmi tant d'autres. Il utilise d'abord un plan d'ensemble, puis un plan moyen, et enfin un gros plan alors qu'elle se cache sous le lit, la couleur de son manteau ayant disparu.

5. Départ vers le coucher du soleil

Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989)

Steven Spielberg est souvent accusé par ses détracteurs les plus sévères d'être trop sentimental. Il est sans doute vrai que peu de réalisateurs termineraient une trilogie avec leurs personnages s'enfuyant littéralement vers le soleil couchant, mais il est difficile de contester qu'Indiana Jones et la Dernière Croisade ne mérite pas ce moment. C'est une joie de voir Indy avec ses amis et son père, laissant derrière eux leur dangereux voyage mais partant avec l'espoir de vivre encore de nombreuses aventures.

C'est une joie de voir Indy avec ses amis et son père, laissant leur dangereux voyage derrière eux mais partant avec l'espoir de nombreuses autres aventures à venir.

La Dernière Croisade aurait pu et aurait dû marquer la fin de la franchise Indiana Jones, car Le Royaume du Crâne de Cristal et Le Cadran du Destin n'atteignent pas tout à fait les mêmes sommets que la trilogie originale. Spielberg utilise souvent des silhouettes et des ombres pour transmettre des émotions sans expressions faciales, et le final de La Dernière Croisade fonctionne bien mieux que n'importe quel dialogue supplémentaire.

4 La course-poursuite à vélo de Tintin

Les Aventures de Tintin (2011)

Le premier film d'animation de Steven Spielberg lui a donné le droit de donner libre cours à ses désirs les plus ambitieux et les plus irréalistes en tant que cinéaste. Il exploite pleinement ce médium, en particulier dans la remarquable séquence de poursuite à vélo. L'essentiel de la poursuite à vélo consiste en un long plan qui commence avec Tintin et le capitaine Haddock s'éloignant du barrage alors qu'il éclate, avant de dévaler les rues d'une ville marocaine fictive.

La scène ne semblerait pas aussi frénétique et dangereuse si Spielberg avait utilisé plus de coupes, mais l'animation lui permet la liberté d'en utiliser une.

La poursuite à vélo est une longue prise de vue glorieusement divertissante, avec la caméra se déplaçant autour de l'action pour se concentrer sur Tintin, le capitaine Haddock et Milou chacun à des moments différents. La scène ne semblerait pas aussi frénétique et dangereuse si Spielberg avait utilisé plus de coupes, mais l'animation lui permet d'en utiliser une. Une suite des Aventures de Tintin est bloquée dans l'enfer du développement depuis des années, Spielberg ayant confié les tâches de réalisation à Peter Jackson.

3 Le T. Rex apparaît

Jurassic Park (1993)

Steven Spielberg sait que l'excitation est ce qui rend les films d'horreur terrifiants, c'est pourquoi il met en scène l'arrivée du T. Rex dans Jurassic Park avec brio. Alors que la pluie martèle le toit de la voiture, les enfants se retrouvent dans une position vulnérable juste à côté de l'exposition du T. Rex. Spielberg taquine l'arrivée du dinosaure avec une patte de chèvre jetée sur le toit de la voiture et le plan emblématique des deux tasses d'eau ondulant à chaque pas retentissant.

Alors que la caméra s'incline vers le haut pour souligner la stature intimidante du carnivore, les brillants effets pratiques font le reste du travail.

Spielberg transmet de nombreuses informations visuelles dans le premier plan du T. Rex. Il montre que l'abri de la voiture n'est qu'une façade, que le T. Rex peut avaler une chèvre entière en quelques secondes et qu'il a tourné son attention vers les humains. Alors que la caméra s'incline vers le haut pour souligner la stature intimidante du carnivore, les brillants effets pratiques font le reste du travail, donnant vie à une bête ancienne.

2 Le zoom sur la poupée de Brody

Les Dents de la mer (1975)

Alfred Hitchcock fut le premier réalisateur à utiliser le travelling avant, l'utilisant à plusieurs reprises dans Vertigo pour créer une expérience vertigineuse qui reflétait l'état intérieur de son protagoniste Scottie. Des années plus tard, Steven Spielberg a utilisé son propre travelling avant, qui s'est révélé si efficace que certains appellent aujourd'hui cette technique « l'effet Jaws ». Le plan en question se déroule lorsque Brody voit pour la première fois le requin émerger de l'eau sur une plage bondée.

L'utilisation du travelling par Steven Spielberg était si efficace que certains appellent aujourd'hui cette technique « l'effet Jaws ».

Le zoom sur Brody est désorientant et le fait paraître isolé et effrayé. Il capture parfaitement son choc à la vue du requin, car sa réaction de panique est immédiatement déclenchée. Brody n'est pas seulement effrayé à ce stade. Il se sent également responsable, car il a déjà essayé et échoué à fermer les plages. Il sait que s'il y a des victimes, il ne pourra pas se le pardonner. Bien sûr, la mort d'Alex Kintner pèse sur lui pour le reste des dents de la mer.

1 Silhouette sur fond de lune

La scène de la lune dans ET est l'une des images les plus emblématiques de Steven Spielberg, et c'est peut-être celle qui résume le mieux sa carrière. Ce plan combine plusieurs des caractéristiques de Spielberg. Il présente une silhouette audacieuse, une bande-son enveloppante et un moment d'émerveillement enfantin captivant. Entre les mains d'un réalisateur moins compétent, ce plan n'aurait peut-être pas l'effet escompté, mais Spielberg allie sa maîtrise pratique à son charme magique.

La lune filmée dans ET est l'une des images les plus emblématiques de Steven Spielberg, et c'est peut-être celle qui résume le mieux sa carrière.

Bien qu'il ait travaillé dans des genres très variés, Spielberg semble toujours à l'aise avec la science-fiction. Il a un sens du spectacle et une imagination créatrice qui convient à ce genre. Spielberg travaille actuellement sur un nouveau film sur les OVNIs, qui pourrait reprendre une partie du même territoire qu'ET l'extraterrestre. Avec plus de 40 ans d'expérience en plus, il sera intéressant de voir comment il abordera le film différemment.

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