Le réalisateur de Napoléon, Ridley Scott, aborde l’héritage turbulent de son
Résumé
- The Counselor de Ridley Scott a rencontré une réponse tiède à sa sortie, mais le réalisateur plaide pour sa réévaluation, soulignant son sous-texte sombre et son cynisme.
- Le scénario du film, rédigé par Cormac McCarthy, lauréat du prix Pulitzer, a été salué pour sa profondeur, mais critiqué pour son excès de verbe.
- Le parcours du conseiller reflète la nature imprévisible de la réception du film, la vision personnelle de Scott restant ferme malgré les critiques initiales, soulignant l’équilibre entre la vision d’un cinéaste et la réception du public.
The Counselor de Ridley Scott apparaît comme un exemple particulièrement fascinant dans le domaine cinématographique, où la distinction entre un chef-d’œuvre et un raté est souvent compliquée par la dynamique complexe de la vision du réalisateur, de la qualité du scénario et de la façon dont le public le reçoit. Sorti en 2013, ce thriller policier, mettant en vedette un casting de stars comprenant Penélope Cruz, Brad Pitt, Cameron Diaz, Javier Bardem et Michael Fassbender, a rencontré une réponse mitigée de la part des critiques et du public. Cependant, une décennie plus tard, Scott, cinéaste acclamé et connu pour la diversité de son portfolio, revisite ce projet avec une perspective qui remet en question la réception initiale.
Cormac McCarthy, lauréat du prix Pulitzer, a rédigé The Counselor, une histoire sur l’implication risquée d’un avocat de haut rang dans un important trafic de drogue. McCarthy, réputé pour sa narration captivante et sombre, comme en témoignent des œuvres comme No Country for Old Men, a apporté une profondeur unique au scénario. Cependant, cette profondeur, qui aurait pu faire sa force, est devenue un point de discorde parmi les critiques. Beaucoup considéraient le film comme excessivement verbeux, mettant l’accent sur le dialogue plutôt que sur le suspense et l’action, ce qui a conduit à sa perception comme peu impressionnante, même avec son casting remarquable.
S’adressant à Rolling Stone, Scott a présenté de solides arguments en faveur de The Counselor, affirmant sa préférence personnelle pour le film et plaidant pour sa réévaluation. Il a souligné le sous-texte sombre et le ton cynique du film, exprimant sa déception face à la réception initiale et suggérant que le public commence seulement maintenant à en apprécier les nuances. Ce n’est pas la première fois que Scott est confronté à un retard de reconnaissance pour son travail ; il cite Blade Runner, une autre de ses créations qui n’a été largement acclamée que des années après sa sortie, comme exemple similaire. Scott a révélé :
Probablement pas. Je l’ai d’abord passé devant Cameron et j’ai dit : « Alors… qu’en penses-tu ? Et elle a dit : « Et alors ? » Et j’ai dit : « OK ! » Et j’ai dit : « Je ne vais pas le décrire, je vais juste le lire. » Cormac McCarthy, dans mon monde, est probablement le meilleur dialoguiste de tous les temps. Le Conseiller est l’un de mes films préférés, mais c’est un sous-texte très sombre, et on le sent dès la première minute. C’est si sombre parce que c’est basé sur une certaine part de vérité. J’ai été tellement déçu et je ne sais pas à qui blâmer parce que je pense que le film est vraiment bon. C’est tellement amusant et cynique. Les gens prennent ça tellement au sérieux ! Les gens comprennent maintenant. C’est toujours énervant parce que mes films ont tendance à être récupérés plus tard. Le célèbre est Blade Runner, mort pendant vingt ans puis retrouvé par hasard au Festival du film de Santa Monica.
Le monde imprévisible du cinéma : Le conseiller et la quête d’une appréciation rétrospective de Ridley Scott
Le conseiller
Date de sortie 25 octobre 2013
Réalisateur Ridley Scott
Avec Michael Fassbender, Penelope Cruz, Cameron Diaz, Javier Bardem, Cesar Aguirre, Daniel Holguín
Genres Policier, Documentaire, Drame, Thriller
En regardant le parcours de carrière de Scott à l’époque de The Counselor, il est évident que le film est tombé dans une phase de réponses critiques fluctuantes. Prometheus, un ajout à la franchise Alien, a été réalisé par Scott avant de se lancer dans The Counselor. Il a reçu une réponse modérée, tout comme son projet ultérieur, Exodus : Gods and Kings, qui n’a pas non plus réussi à impliquer efficacement le public et les critiques. Cette tendance met en évidence la nature souvent imprévisible de la réception cinématographique, où la vision d’un réalisateur peut ne pas correspondre aux attentes contemporaines mais peut être appréciée rétrospectivement.
Fait intéressant, alors que The Counselor ne détient actuellement qu’un taux d’approbation de 34 % des critiques de Rotten Tomatoes, il se démarque dans la filmographie de Scott par son audace thématique et la croyance inébranlable du réalisateur en son mérite. L’industrie cinématographique témoigne de l’équilibre entre la vision personnelle d’un cinéaste et l’accueil du public. La défense de son travail par Scott souligne son engagement envers ses instincts créatifs, indépendamment des éloges ou critiques immédiats.
Une décennie après sa sortie, The Counselor subit une réévaluation, mettant en avant l’interprétation nuancée et souvent personnelle de l’art cinématographique. De plus, cela démontre la nature inébranlable de la vision d’un réalisateur, comme le montre le cas de Scott, qui reste ferme malgré l’évolution des opinions des critiques et du public. Cette revisite offre non seulement l’occasion de voir The Counselor sous un nouvel angle, mais également d’apprécier la dynamique complexe qui définit le monde du cinéma.





