Le réalisateur de « La Société des Neiges », J.A. Bayona, et son équipe d’artisans nous parlent de leur approche unique de l’architecture.
Sommaire
Plongée dans la genèse de « La Société des Neiges »
Confronté au défi de dépeindre la tragique odyssée des survivants d’un crash aérien dans les Andes, J.A. Bayona, le réalisateur de « La Société des Neiges », a opté pour une vision quasi-philosophique. Inspiré par l’oeuvre de Pablo Vierci, et les témoignages recueillis après le sinistre, Bayona sublime cette quête de survie à travers une exploration spirituelle, comme il l’a récemment confié au podcast How I Did It de Jolie Bobine, sous l’égide de Netflix.
L’émotion brute d’une catastrophe aérienne
Le film narre les tribulations des occupants du vol 571 de l’armée de l’air uruguayenne qui, en 1972, s’est abîmé dans le massif andin, laissant 29 survivants dans une précarité sans nom. C’est une histoire où l’instinct de survie rencontre la camaraderie la plus intense.
La partition intérieure des personnages
À l’instar des passagers contraints de se battre pour leur vie, Michael Giacchino, compositeur récompensé aux Oscars, s’immerge dans l’intimité des résilients. « Être dans la tête d’un personnage et comprendre ses ressentis était particulièrement éprouvant au quotidien pour ce film », affirme Giacchino, qui s’est forgé une solide réputation avec des musiques pour des figures aussi diverses que le capitaine Kirk ou Spider-Man.
La puissance évocatrice du son
L’accident constitue le pivot autour duquel s’articule le récit. Bayona et ses collaborateurs ont délibérément misé sur une mise en scène où les effets sonores priment sur une orchestration musicale. Un choix guidé par la crainte d’une surdramatisation susceptible d’épuiser émotionnellement le spectateur.
Oriol Tarragó, expert en conception sonore, évoque les cris stridents et perçants du moteur qui accompagnent cette séquence glaciale. C’est dans la reconstitution de tels détails sonores que réside la puissance du film.
Un clin d’œil hitchcockien
Bayona s’inspire des techniques du maître du suspense Alfred Hitchcock, évoquant une montée en tension similaire à celle de la mythique scène de la douche dans « Psychose ». L’accident est décrit comme un crescendo d’anticipation, suivi d’un choc brutal lorsque l’avion finit sa course dans la neige.
Complicité créatrice
L’amitié entre Bayona et Giacchino, forgée il y a plus d’une décennie, a permis une collaboration fertile où le compositeur a esquissé le premier thème musical dès le lendemain de sa première vision du film, capturant ainsi l’essence du drame sans altérer la dimension humaine de l’aventure.
La retenue musicale adoptée par Giacchino se fait l’écho des silences qui permettent aux liens d’amitié entre les personnages de s’exprimer pleinement.
Le triomphe de l’amitié face à l’adversité
Le réalisateur insiste sur l’importance de l’amitié, pilier central de « La Société des Neiges », qui illustre la solidarité émergeant des circonstances les plus extrêmes. C’est cette « société » soudée par l’adversité qui fait le cœur du récit.
À la conquête des Oscars et des salles obscures
« La Société des Neiges », choix de l’Espagne pour l’Oscar du meilleur film international, promet une sortie cinématographique le 22 décembre suivie d’une disponibilité sur Netflix dès le 4 janvier 2024, offrant au public une épopée humaine aussi bouleversante qu’inspirante.







