Le mode Roguelike de The Last Of Us Part II est amusant si vous n'y réfléchissez pas trop

Le mode Roguelike de The Last Of Us Part II est amusant si vous n’y réfléchissez pas trop

Quand on pense à un univers post-apocalyptique rempli de survie et de conflits émotionnels, The Last of Us Part II se positionne rapidement en tête de liste des expériences vidéoludiques les plus immersives. Cet opus de Naughty Dog a été perçu par beaucoup comme un récit poignant sur le cercle vicieux de la vengeance et de la violence. Cependant, avec l’ajout récent d’un mode roguelike intitulé « No Return », les joueurs se trouvent devant une manière inédite de revisiter ce monde dévasté par la cordyceps.

Un mode de jeu qui défie la thématique originale

Il apparaît clairement que « No Return » vient bousculer l’approche narrative initiale. En effet, alors que l’essence de The Last of Us Part II se concentre sur les conséquences dramatiques des actes de violence, le mode roguelike célèbre plutôt la diversité des affrontements et le plaisir de conquérir inlassablement de nouveaux défis. Loin de se cantonner dans un simple cycle de vengeance, ce mode amène les joueurs à enrichir leur arsenal, à composer avec des types d’ennemis variés et à s’adapter à des situations de combat où improvisation et réactivité s’avèrent décisives.

Dynamique de jeu et perspectives renouvelées

En « No Return », le jeu célèbre la complexité de son système de combat, avec une mise en avant de la furtivité et de l’artisanat. Ce mode permet également de se glisser dans la peau de différents personnages, chacun influençant le style de jeu par ses atouts et ses techniques distinctes. Par exemple, les compétences en discrétion d’Ellie, combinées aux capacités de résistance de Joel, introduisent des variations tactiques qui renouvellent profondément l’approche des confrontations.

Un champ de bataille varié pour chaque style de jeu

La structure roguelike implique une progression non linéaire où armes, objets et améliorations sont débloqués aléatoirement. Chaque partie s’apparente ainsi à une nouvelle aventure, exigeant du joueur d’adopter des stratégies innovantes pour surmonter les défis qui se dressent sur son chemin. Qu’il s’agisse de modes où les ennemis surgissent en vagues, ou d’épreuves de survie où le temps est un adversaire supplémentaire, « No Return » multiplie les scénarios pour un divertissement inépuisable.

Il est indéniable que « No Return » offre une perspective distincte de l’univers de The Last of Us Part II. En dépit de l’écart thématique qu’il représente par rapport au récit principal, ce mode roguelike s’érige en une expérience à part, valorisant la polyvalence et l’inventivité du gameplay, pour le plus grand bonheur des amateurs de défis réinventés.

Évolution or Régression? L’aspect roguelike de The Last of Us Part II ausculté

Lorsqu’on s’aventure dans le dernier ajout de The Last of Us Part II, on découvre rapidement que le voyage est teinté de paradoxes. Le concept de survie, initialement basé sur une approche discrète, semble avoir été relégué au second plan au profit d’une méthode plus frontale. Dans cette nouvelle mouture, chaque affrontement semble être une joute édifiée pour tester votre agilité dans l’art du combat plutôt que votre capacité à vous fondre dans les ombres.

De la furtivité à la confrontation directe

Avec le module Traqué, il est clair que la furtivité n’est qu’un lointain souvenir, car les ennemis connaissent votre position dès leur apparition. Une surprise peut cependant se transformer en un stratagème salvateur, à condition de savoir s’adapter. C’est le cas avec la configuration No Return qui m’a contraint à troquer mon attirail habituel contre un équipage où le fusil de chasse et l’arme de mêlée deviennent mes nouveaux compagnons de lutte.

Bien que ce changement brusque puisse sembler être un défi, il interroge sur la nature même du gameplay émergent qui a forgé la réputation du combat dans The Last of Us Part II. Subjuguant par sa fluidité même sur PS4, on lui trouve aujourd’hui une touche un peu plus rigide, mais peut-être est-ce l’essence même d’un roguelike que de déstabiliser le joueur et l’inciter à redécouvrir les outils à sa disposition.

Les facéties d’un combat réinventé

L’aspect roguelike injecte des variations qui frisent parfois le ridicule, avec ses modes miroirs désorientants ou ses dangers imprévus comme des pluies de cocktails Molotov. Plus que des défis supplémentaires, ces ajouts peuvent paraître comme des gags distraits, éloignant de l’essence du combat traditionnel.

Cependant, il ne faut pas occulter le fait que The Last of Us n’a jamais eu la vocation première d’être une série qui se réinvente à travers une boucle de gameplay infinie. La question qu’impose alors ce mode de jeu est de savoir si cette mutation est une évolution cohérente ou une dérive du message initial de la franchise.

Un fil conducteur qui s’effiloche

The Last of Us, en tant que série, a posé les bases d’une narrativa complexe avec un message fort, quitte à flirter avec la controverse. L’ajout de ce nouveau mode pose un dilemme : assiste-t-on à une dilution de l’essence de la franchise au fil de ses expansions et de sa monétisation par Sony et Naughty Dog?

No Return met indéniablement en lumière les mécanismes de combat sophistiqués de The Last of Us Part II, soulignant la maîtrise technique de Naughty Dog. En revanche, il porte aussi le spectre d’un écart avec les réflexions plus profondes que la série cherchait initialement à partager. Une dualité qui suscite autant l’admiration que l’interrogation sur l’avenir de ce monument ludique.

Les aficionados devront donc s’interroger : préfèrent-ils conserver l’âme originale et réfléchie de The Last of Us, ou partent-ils à la découverte de cette nouvelle facette, quitte à perdre une part de son identité narrative?

Publications similaires