La FTC essaie toujours de bloquer la fusion Xbox et Activision

La FTC essaie toujours de bloquer la fusion Xbox et Activision


Lutte antitrust : le débat autour de la fusion Microsoft et Activision

La scène du jeu vidéo est en pleine effervescence face à la possible fusion entre deux géants : Microsoft et Activision Blizzard. Toutefois, la Federal Trade Commission (FTC) des États-Unis ne lâche pas prise et s’efforce de contrer cette opération d’envergure. Les débats autour de cette acquisition reflètent une tension palpable entre les intérêts corporatifs et le maintien d’un marché compétitif.

Audiences et arguments : le bras de fer continue

Les enjeux de cette bataille ne sont pas anodins. Lors des audiences, un regard critique a été posé sur la question de la concentration du marché. « Je ne comprends pas en quoi donner à quelqu’un le monopole de quelque chose serait favorable à la concurrence », s’est interrogé un représentant de la FTC, soulignant la différence entre un bénéfice pour certaines catégories de consommateurs et une réelle dynamique concurrentielle.

Du côté de Microsoft, la défense est tout autre. Les avocats de la multinationale rétorquent que l’accusation manque de substance, soutenant que la firme n’a pas l’intérêt de restreindre l’accès à des franchises populaires telles que Call of Duty. Par ailleurs, certains accords récemment conclus entre Microsoft et Sony, prévoyant le maintien de la disponibilité des jeux sur les plateformes PlayStation, ont été mis en avant.

Des perspectives incertaines malgré des approbations internationales

Des experts en antitrust, après avoir suivi les échanges, ont évoqué les difficultés que rencontre la FTC dans sa tentative de bloquer la fusion. Certains comparent la situation à l’ignorance présumée d’éléments probants lors d’un jugement, ajoutant une touche d’ironie à la situation, en particulier si Microsoft devait reconsidérer sa communication préalablement fêtée.

Cette affaire fait écho à un contexte plus large de consolidation dans l’industrie vidéoludique. Le mouvement initié par Microsoft a été révélateur de la volonté de développement de ses studios propriétaires. L’accord, qui fut une actualité majeure annoncée avant 2022, a permis également de voir Bobby Kotick, PDG controversé d’Activision Blizzard, engagé dans les scandales de harcèlement, envisager un départ en 2024.

Tout en prenant compte de l’approbation de l’acquisition par d’autres juridictions internationales, les observateurs restent impatients de savoir si l’appel de la FTC marquera un tournant décisif contre cette union d’ampleur entre Microsoft et Activision Blizzard.

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