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I Used to Be Funny Avis critique du film (2024)

Écrite et réalisée par Pankiw, l'histoire de Sam se tisse entre ses troubles émotionnels actuels et la version extravertie d'elle-même, drôle et attentionnée. Pankiw construit soigneusement son récit, en distribuant juste assez d'informations pour garder le public intrigué par le mystère sans gêner ses personnages. Nous voyons Sam et Brooke se rapprocher puis s'éloigner dans la chronologie fracturée de Pankiw, ce qui donne un sens supplémentaire à chaque interaction précédente lorsqu'ils sont vus ensemble. Leurs moments partagés ensemble sont le point culminant de « I Used to Be Funny », de sorte que les contrastes dans leur dynamique avant et après un incident tacite rendent la perte de leur camaraderie encore plus prononcée.

Le film de Pankiw fait plus que simplement suivre les aventures d'une baby-sitter/humoriste et de sa jeune mais troublée charge. Cela devient rapidement une exploration du traumatisme et de ses effets sur la créativité de chacun et ses relations. Alors que ce mystère s'infiltre dans tous les aspects de la vie de Sam, comme l'eau inonde une maison, il laisse derrière lui des dommages visibles et invisibles. La violence qu’elle subit se répercute sur ceux dont elle s’occupe de manière involontaire. Pankiw explore la question des paroles de Sam utilisées contre elle, ses propres blagues devenant des armes contre leur créateur devant un tribunal, rappelant que les conversations suscitées par #MeToo sont encore loin d'être terminées. En essayant de récupérer son propre récit, Sam doit travailler encore plus dur pour conserver son côté comique et les relations qui comptent le plus pour elle, de peur qu'elles ne soient elles aussi détruites.

Pour donner vie à l'arc de Sam, Sennott joue essentiellement deux personnages, un avant et un après l'événement. Dans une partie du film, elle est brillante, énergique et n'a pas peur de livrer des punchlines torrides sur scène ou de se disputer au sujet de l'équipe Jacob ou d'Edward pour faire sourire un adolescent. Dans l'autre moitié du film, Sennot semble épuisé par le monde ; ses épaules sont haussées comme pour se protéger et elle se promène dans l'appartement comme un fantôme de la personnalité extravertie que nous voyons dans de brefs flashbacks. Bien que ses rôles précédents dans des films comme « Shiva Baby », « Bodies Bodies Bodies » et « Bottoms » aient mis en valeur ses talents de comique, Sennott se révèle tout aussi pointue qu’une actrice dramatique.

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