Guillaume Canet, épuisé et déprimé par ce tournage pas comme les autres

Guillaume Canet, épuisé et déprimé par ce tournage pas comme les autres


L’immersion intense de Guillaume Canet dans le rôle de sa vie

Guillaume Canet, reconnu pour sa polyvalence en tant qu’acteur et réalisateur, se lance corps et âme dans chaque nouveau projet. Exigeant avec lui-même comme avec les scénarios, il ne se limite pas à sa performance mais façonne l’œuvre dans son intégralité. Ce dévouement est source de réussites mais, lorsqu’il accepte de plonger dans un rôle particulièrement exigeant, il découvre un revers de la médaille bien plus sombre qu’il ne l’avait imaginé.

La préparation douloureuse pour « Au nom de la Terre »

Pour ressentir la profondeur du film « Au nom de la Terre », il est essentiel de se pencher sur le documentaire poignant « Les fils de la terre ». Guillaume Canet se confie sur cette expérience transformante qui l’a vu renouer avec une authenticité brutale, lui conférant une liberté artistique alors inexplorée. Et lorsqu’il est question d’endosser le rôle principal, sa connexion avec le personnage et ses origines agricoles devient quasi fusionnelle, transfigurant le film grâce à un engagement sans faille.

Un quotidien de tournage bouleversé

Au sein d’une interview, Guillaume révèle le poids des sacrifices supportés lors du tournage. Loin de sa compagne, l’actrice Marion Cotillard, et de leurs enfants, il fait le choix drastique d’habiter dans une caravane, en plein cœur d’une ferme chargée de souvenirs et d’émotions lourdes. Cette solitude volontaire vise à rester immergé dans le rôle, mais entraîne des conséquences bien réelles sur sa psyché.

Le prix de la performance

La préparation ne se limite pas à l’isolement. Afin de doter son personnage d’une voix éraillée caractéristique, Canet n’hésite pas à adopter un rythme de vie auto-destructeur, s’abandonnant à une consommation de tabac excessive combinée à un manque de repos. Ces excès ne sont pas sans conséquence, participant à une détérioration de son bien-être et menant à une dépression latente.

Un investissement artistique qui porte ses fruits

Malgré les difficultés, le talent de Guillaume Canet apporte au film une résonance authentique avec le vécu agricole et familial. Sa détermination se reflète dans la qualité du récit, nous laissant admiratifs devant tant de dévotion. Son œuvre, riche de sincérité, témoigne de l’importance de l’engagement en art, et « Au nom de la Terre » demeure un hommage puissant à ceux qui façonnent la terre et la vie.

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