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Fair Play Avis critique du film & résumé du film (2023)

Bien qu’ils soient tous deux techniquement capables de faire ce travail et qu’ils soient tout aussi déterminés à le faire, il est clair dès le début que son instinct, associé à son éthique de travail, fait d’elle une meilleure employée. Et pourtant, Luke s’accroche à un sentiment de droit, comme si ce travail et cette vie lui étaient dus parce qu’il le voulait tellement depuis si longtemps. Ce genre de droit est un luxe pour Em, qui a travaillé dur aussi longtemps qu’elle se souvienne.

Parallèlement à son examen perspicace de la politique de bureau et du sexisme, Domont explore également la dynamique en jeu dans leur relation sexuelle. Au début, leur passion et leur désir charnel sont égaux ; ils sont partenaires l’un de l’autre dans le plaisir de l’autre, Luke s’en prenant à Em. Mais à mesure que son étoile s’élève au travail, son ressentiment se manifeste par l’impuissance, plus tard par le pouvoir de refuser des relations sexuelles, et enfin par la force. Même si la métaphore est parfois autoritaire, elle est utilisée efficacement pour montrer à quel point la violence masculine est une faiblesse et non une force.

Ehrenreich aborde avec aplomb l’arc de Luke, de partenaire solidaire à ennemi maniaque, mais c’est le film de Dynevor du début à la fin. Sa force vient principalement de sa réserve en public, laissant seulement Luke la voir plus lâche. Mais alors que le stress au travail et à la maison augmente, elle doit trouver des moyens de charmer tous les hommes de sa vie, sans jamais le leur faire savoir.

Pendant la majeure partie du film, Dynevor maintient son corps rigide, dominant ses talons élégants mais inconfortables, ne laissant ses émotions s’exprimer que par de brefs éclairs de colère, de joie ou de stress sur son visage. Ce contrôle sur ses expressions devient plus difficile à mesure que le comportement de Luke devient de plus en plus erratique. Pourtant, même si elle projette une version d’elle-même, la performance exceptionnelle de Dynevor montre la tension que cette double identité lui impose à travers une simple respiration profonde ici, un regard caché de chagrin là, ou un léger tremblement dans sa réponse à un collègue. .

Em finit par se déchaîner dans un discours et une scène enflammés qui empruntent beaucoup au classique de George Cukor « Gaslight », avec Ingrid Bergman. Les fans de ce film qui a lancé un million d’interprétations erronées apprécieront la compréhension constante de Domont sur la façon dont l’expression n’est pas seulement enracinée dans une manipulation générique de la réalité de quelqu’un, mais aussi dans la dynamique du pouvoir d’un couple et de ses perceptions privées et publiques. L’hommage de Domont, dans le dialogue et le blocage, est bien plus mérité que la plupart des évocations modernes du terme (qui, curieusement, n’est jamais prononcé dans « Fair Play »).

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