Critique de Dead Money | Le thriller comique de poker est un échec
Dead Money est un terme de poker qui désigne les joueurs de cartes stupides qui n'ont pratiquement aucune chance de gagner. Ce qui est censé être un titre de film intelligent tombe à plat lorsque le public qui regarde finit par être le grand perdant. Emile Hirsch dirige une troupe de vétérans dans une comédie noire prévisible remplie de personnages loufoques et monocordes. Un montage soigné et une bande-son entraînante visent à créer une ambiance tape-à-l'œil mais ne font qu'exacerber les échecs du scénario creux. Il y a des grâces mineures salvatrices avec une description précise du jeu compulsif et des théâtres clownesques. Les personnes accros au jeu ne savent pas quand arrêter jusqu'à ce qu'elles soient confrontées à la ruine… ou dans ce cas, à une petite amie kidnappée avec un fusil de chasse sur la tête.
Sommaire
Emile Hirsch dirige un casting solide dans Dead Money
Hirsch joue le rôle d'Andy, un expert en statistiques et en comptage de cartes qui gagne sa vie en jouant professionnellement sur le circuit des jeux illégaux. Il se motive en écoutant des discours de motivation sur le poker, sur le fait d'être le mâle alpha alors que tous les autres sont des perdants bêta. Andy se retrouve dans le pétrin à la suite d'un cambriolage chez Jack (David Keith) pendant sa partie du soir.
La bagarre commence avec Andy qui perd de l'argent tandis que Jack regarde avec horreur son pari sportif partir en fumée. Chloe (India Eisley), la petite amie d'Andy à l'école de médecine, est barmaid à la table qui s'est chargée de testostérone. Tout le monde sursaute lorsque LT (Peter Facinelli), un flic fou, fait irruption dans la pièce pour plaisanter. Il s'installe pour jouer, mais il est rapidement suivi par deux voyous masqués (Jackie Earle Haley, Rory Culkin) qui ne plaisantent pas.
Jack se fait casser le nez alors que les voleurs alignent tout le monde contre le mur. Ils déshabillent tout le monde jusqu'à leurs sous-vêtements et s'enfuient avec tout l'argent. Leur évasion n'est pas sans faille car LT a une autre arme et utilise le véhicule de fuite comme cible d'entraînement. Andy et Chloé, ébranlés, rentrent chez eux, déprimés, avant qu'elle ne se rende compte qu'il manque quelque chose. Chloé a accidentellement oublié son sac à dos chez Jack et demande à Andy d'y retourner le chercher.
Une prémisse forte qui se transforme en bouffonnerie
Le postulat de départ de Dead Money est prometteur. La scène d'ouverture dans la maison de jeu de Jack fonctionne avec les joueurs louches qui plaisantent. C'est ce qui se passe après le braquage qui entraîne le film dans un terrier de bouffonneries. Le scénariste Josh Wilcox, dans son premier long-métrage, dépeint les antagonistes comme des idiots maladroits, mais ne fait pas non plus preuve de bon sens envers Andy et Chloe. Il est assez malin pour déduire la main de chaque joueur. Elle parle de ses études pour le MCAT (Medical College Admission Test). Ce sont des gens apparemment intelligents, mais ils font des erreurs ridicules qui les mettent dans l'embarras. Ce n'est pas crédible et cela désamorce les manigances qui suivent le braquage.
L'utilisation intermittente de la voix off est déroutante. On entend les pensées d'Andy alors qu'il calcule des stratégies de poker et explique sa philosophie de pari. Ce qui manque, c'est un aperçu de la tempête de merde dans laquelle lui et Chloé sont impliqués. On pourrait penser qu'Andy aurait quelque chose à dire sur sa bien-aimée en danger de mort, mais je suppose qu'aucune machination n'était nécessaire ici. Wilcox montre son sens du poker avec un barrage de possibilités de mains et une terminologie astucieuse. Cela résonnera pour les joueurs, mais la plupart des gens veulent probablement entendre le plan de sauvetage d'Andy.
Une demoiselle en détresse objectifiée suscite des gémissements
Chloe devient la demoiselle en détresse typique. Elle est le joli pion pour lequel tous les machos se battent. Eisley passe la majorité de son temps attachée avec du ruban adhésif qui semble pouvoir être brisé par un enfant de cinq ans. Ses multiples tentatives d'évasion sont tellement bâclées qu'on se demande si elles sont censées être une sorte de soulagement comique. Dead Money a plusieurs passages humoristiques, mais le fait qu'elle soit retenue en otage et déplacée à plusieurs reprises n'en fait pas partie. Eisley avait besoin de plus que d'être simplement objectifiée.
Le réalisateur Luc Walpoth (Peripheric Love) imite des films de jeu similaires avec des montages et des prises de vue stylisés. Il accélère les prises de vue en mouvement pour donner au récit de courtes poussées d'adrénaline visuelle. Cela a l'air cool, mais il n'y a aucune méthodologie pour savoir quand cela se produit. Une scène en particulier aurait été le moment parfait. C'est une opportunité manquée et évidente pour le spectateur. Je comparerais cela au glaçage d'un gâteau et à l'exposition d'un morceau du dessus.
Haley et Facinelli ajoutent le plus de valeur au divertissement avec des gags physiques burlesques. Ils ont des altercations sanglantes tout au long du film qui ne sont pas nettes et jolies. Le duo fait preuve d'une gamme comique rarement vue au cours de leurs longues carrières. Il est bon de voir des acteurs chevronnés sortir de leur moule et faire quelque chose d'inattendu, même lorsque le film est un bad beat. Cela suffit avec l'argot du poker pour ce critique.
Dead Money est une production de Benacus Entertainment et Bleiberg Entertainment. Il sortira en VOD et en version numérique le 13 septembre chez Samuel Goldwyn Films. Vous pouvez le louer ou l'acheter sur des plateformes numériques comme YouTube, Google Play, Apple TV et sur Prime Video via le lien ci-dessous :
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