CIFF 2023: Robot Dreams, The Crime is Mine, Limbo | Festivals & Awards

L’histoire de Berger, adaptée du roman graphique de Sara Varon, utilise la gentillesse immédiate d’un chien solitaire et en bonne santé à la recherche d’un nouvel ami pour décomposer lentement ses thèmes. Son premier acte est drôle et attachant, dans lequel Chien et Robot se lient dans une série d’événements souvent accompagnés du boogie de « Septembre ». Il s’agit avant tout d’une connexion qui peut changer deux âmes. Aucun mot n’est utilisé, et il est facile d’imaginer à quel point le film perdrait sa capacité de projection si les personnages articulaient leurs pensées avec des mots. Au lieu de cela, il s’agit de la façon dont Chien et Robot apprennent tous deux, à leur manière, à sourire. Ou plus tard, apprenez le chagrin.

Un jour fatidique, Dog et Robot vont à la plage, et Robot entre dans l’eau et barbote. Dog ne considère pas comment cela pourrait perturber la mécanique de Robot, et cela le fera plus ou moins s’arrêter, bien que Robot puisse rester là. Les deux sont ensuite séparés par le temps : c’est le dernier jour sur la plage, et quand Dog part chercher de l’aide, il apprend peu de temps après que la promenade est enchaînée jusqu’à l’été prochain. Les deux doivent s’attendre tout en ayant des rêveries différentes sur leurs liens. Mais ils doivent aussi être ouverts aux différents êtres nuisibles et féconds qui croisent leur chemin respectif.

« Robot Dreams » est pratiquement conçu pour offrir aux adultes une pause dans les intrigues plus lourdes ou, dans le cas d’un lieu comme le Festival international du film de Chicago, pour écraser les horaires des festivals. Son rythme est d’une légèreté accueillante, même s’il peut parfois repousser les limites de l’utilisation des rêveries de ses personnages respectifs, qui frappent comme des contrefaçons. Son style 2D contredit le sentiment qu’il ne fait pas tant progresser le format qu’il offre une rupture plus adulte par rapport à celui-ci. Pourtant, le contraste visuel est souvent captivant : la construction simple et en blocs du chien gris, du robot et d’autres êtres, contrastée ensuite avec des décors très détaillés jusqu’aux crêtes des tas de ferraille ou des bibelots dans un magasin. La narration visuelle de Berger est suffisamment assurée et convaincante, d’autant plus que « Robot Dreams » offre une perspective plus complexe sur la relation entre Chien et Robot.

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