Ce film de Kurt Russell de 2015 est un remake furtif de John Wayne (avant mardi)
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La Renaissance du Western à la façon de Kurt Russell
Dans le paysage cinématographique actuel, les cowboys et les terres sauvages de l’Ouest américain séduisent toujours autant. C’est à ce regain d’intérêt pour le western que l’acteur Kurt Russell doit son retour sur le grand écran dans ce registre en 2015. Considéré comme l’une des icônes modernes du western, Russell s’était déjà illustré dans le rôle de Wyatt Earp dans le film culte « Tombstone » sorti en 1993, qui, avec le temps, a réussi à s’imposer comme un classique du genre.
Revenu à ses premiers amours avec « The Hateful Eight », l’encre de Tarantino sur les traces de vengeance, de trahisons et de révélations inattendues, Russell nous entraîne dans une aventure où la tension et la violence sont reines durant le confinement forcé d’inconnus dans une auberge par une tempête de neige. « Soldier », un autre de ses films connu pour être un unique mélange de science-fiction et de western, confirme l’attachement de l’acteur à cet univers.
Mais c’est avec « Bone Tomahawk », entre horreur et western, que Russell rend un hommage non officiel au chef-d’œuvre « The Searchers » de John Wayne. Ce film raconte la périlleuse quête d’un shérif, campé par Russell, et d’un petit groupe d’hommes partis secourir des captifs des mains d’une horde cannibale.
Un Écho du Western Classique
« The Searchers », sorti en 1956 et réalisé par John Ford, demeure une référence incontournable pour les cinéastes, de George Lucas à Martin Scorsese. John Wayne, y interprétant Ethan Edwards, un vétéran de la guerre de Sécession hanté par ses démons, se lance dans une odyssée de plusieurs années pour retrouver sa nièce enlevée. « Bone Tomahawk », au-delà de sa violence et de son ambiance horrifique, s’inspire de ce récit où la libération d’otages se transforme en spirale de violences.
Dans le paysage contemporain, où le streaming devient roi, « Bone Tomahawk » est aisément accessible pour les amateurs de sensations fortes désirant découvrir cette revisite particulière d’un certain western d’antan.
Quand l’horreur rencontre le Far West
« Bone Tomahawk » se distingue par ses scènes de violence explicite – un contraste fort avec l’implicite de « The Searchers », où la force des images tenait dans leur suggéré horrifique grâce à la magie évocatrice de l’époque. Le western de John Ford présentait une noirceur certaine, avec des moments où seuls des détails laissaient imaginer l’horreur du massacre, tel que la ferme incendiée et les yeux crevés du corps ennemi – un châtiment atroce dicté par les croyances d’Ethan Edwards.
À l’ère de la liberté visuelle quasi totale, le cinéma actuel permet de montrer ce qui autrefois se tramait hors champ. Bien que « Bone Tomahawk » ne se complaise pas dans la violence gratuite, ses moments tranchants marquent les esprits et témoignent d’une époque où les limites de la représentation sont repoussées.
Réminiscences télévisuelles d’une autre époque
Curieusement, « Bone Tomahawk » n’est pas la première fois que Kurt Russell emprunte la trame de « The Searchers ». Dans les années 1970, la série « The Quest », dans laquelle il jouait aux côtés de Tim Matheson, évoquait déjà deux frères partis à la recherche de leur sœur enlevée. Bien que la série fut de courte durée, une concurrence féroce avec « Charlie’s Angels » mettant fin prématurément à leur périple, Russell savait déjà incarner cette essence si caractéristique du western classique.
D’antiques odyssées familiales aux sauvetages désespérés de l’ère moderne, un cowboy ne se départit jamais de son chapeau ni de sa détermination. Et quand il s’agit de Kurt Russell, l’esprit du grand John Wayne n’est jamais bien loin, vibrant au travers de récits épiques où la justice se taille un chemin parmi les éclairs d’une gâchette ou la lueur d’une flèche.







