Amelia’s Children : critique d'un Blanche-Neige (pas très) familial

Amelia’s Children : critique d’un Blanche-Neige (pas très) familial

Dans les contrées souvent explorées du cinéma d’horreur, « Amelia’s Children » s’affirme comme une œuvre qui puise dans les motifs classiques avec une maestria remarquable. Le film excelle particulièrement lorsqu’il dévoile l’existence d’une entité secrète tapie dans les recoins d’une demeure qui semblait déjà condamnée par ses sombres secrets. Ce fil narratif, bien que sous-exploité, entraîne le spectateur dans les méandres d’une angoisse profondément satisfaisante, malgré un traitement trop succinct pour toute l’anticipation qu’elle suscite.

Brigette Lundy-Paine : Une étoile brillante dans l’univers du suspense

Des nuances de terreur dans un décor inattendu

Au-delà des performances, « Amelia’s Children » marque des points grâce à l’originalité de ses décors. Alternant entre le baroque et le minimalisme du béton, ces lieux de tournage aux multiples facettes accentuent la singularité du film. Avec ses prises de vue aussi bien diurnes que nocturnes, le choix du cadre spatial enrichit l’ambiance et confère une touche distinctive à cette histoire. Bien qu’il ne prétende pas révolutionner son genre, « Amelia’s Children » ose emprunter des chemins moins battus pour mieux imprégner l’esprit de ses spectateurs.

Exempt de toute prétention de grandeur, mais doué d’une ambition certaine, « Amelia’s Children » mérite le détour, ne serait-ce que pour apprécier les finesses qu’il tisse dans son propre fil narratif et l’effet qu’il procure, entre familiarité et nouveauté.

Publications similaires