Les images du tournage d’Alec Baldwin de Rust capturent l’insistance de l’acteur sur Rapid
Résumé
- L’urgence sur le plateau a conduit à des manquements à la sécurité : les images de Rust sur le plateau montrent Baldwin exigeant plusieurs reprises, ce qui a conduit à une manipulation précipitée des armes.
- L’essai met en évidence le manque de protocoles de sécurité : l’inexpérience de l’armurier et la pression de Baldwin ont compromis la sécurité du plateau.
- Débat sur la responsabilité : des points de vue contrastés émergent sur la question de savoir qui est en fin de compte responsable de l’accident tragique survenu sur le plateau de Rust.
Sur le tournage du western Rust, l’urgence et l’impatience semblaient être à l’ordre du jour, comme le révèlent des images récemment diffusées. Alec Baldwin, qui joue un rôle clé dans le film, sort d’un hangar en bois, tirant des coups de feu avec un pistolet ancien. Sa demande immédiate de reprise : « Un de plus ! Un de plus ! Un de plus ! Tout de suite ! Rechargeons ! » reflète une intense poussée de vitesse qui sera plus tard soumise à un examen minutieux.
Un de plus! Un de plus! Un de plus! Tout de suite! Rechargeons !
Selon Variety, l’armureuse du film, Hannah Gutierrez Reed, âgée de 24 ans, est actuellement jugée pour un tragique accident survenu pendant le tournage. Le jury a vu des extraits où Baldwin, un pistolet à la main, dirigeait l’équipe, soulignant l’environnement trépidant du plateau.
Ces images devraient être au centre du prochain procès pour homicide involontaire de Baldwin en juillet, où lui et Gutierrez Reed sont accusés de négligence criminelle ayant entraîné la mort de la directrice de la photographie Halyna Hutchins. L’accusation affirme que le double rôle de Baldwin en tant qu’acteur et producteur l’a rendu responsable à la fois du tir mortel et des échecs globaux de la gestion. La défense de Baldwin maintient cependant que son implication était purement créative, l’exonérant de toute responsabilité de supervision.
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Le procès a mis en lumière plusieurs manquements à la sécurité sur le plateau. Bryan Carpenter, un armurier chevronné servant de témoin expert de l’État, a mis en évidence des cas de mauvaise discipline en matière d’armes à feu dans les vidéos des coulisses. De la manipulation imprudente d’un fusil de chasse par un cascadeur au rechargement précipité de Gutierrez Reed sous la pression de Baldwin, les images dressaient le portrait d’un décor où les protocoles de sécurité étaient secondaires par rapport à la vitesse.
Carpenter : « Se précipiter avec des armes à feu et dire à quelqu’un de se précipiter avec des armes à feu n’est ni normal ni accepté. Dans une situation comme celle-là, quand on se précipite à ce point, c’est à ce moment-là que la sécurité commence à être laissée de côté. »
Le témoignage de Carpenter a souligné que se précipiter avec des armes à feu est un écart par rapport au protocole normal et une recette pour un désastre. Il a souligné que la réticence de Gutierrez Reed à ralentir le processus ou à corriger la manipulation de l’arme par Baldwin compromettait la sécurité.
Le poids de la responsabilité : le rôle de Gutierrez Reed dans un oubli tragique
L’inexpérience de l’armurier a été soulignée par son avocat, Jason Bowles, qui a suggéré que son manque d’ancienneté rendait difficile l’affirmation de son autorité sur un acteur de premier plan comme Baldwin. Pourtant, Carpenter a soutenu qu’une fois que Gutierrez Reed avait accepté le rôle d’armurier, elle portait la responsabilité de la sécurité des autres. Carpenter a témoigné :
« Elle essayait non pas de corriger M. Baldwin, mais d’essayer de faire bouger l’équipage dans une position plus sûre. »
« Ce serait une situation difficile. »
« Si ce n’est pas quelque chose que vous vous sentez capable de faire, vous ne devriez jamais vous mettre en position de le faire. Il faut être prêt à rentrer chez soi.
David Halls, premier assistant réalisateur et responsable ultime de la sécurité sur le plateau, a offert un point de vue contrasté. Il a décrit le décor comme étant sûr jusqu’à l’incident tragique et a défendu à la fois la diligence de Gutierrez Reed et la conduite de Baldwin. Cependant, Halls a admis ne pas avoir agi après deux décharges accidentelles de cartouches à blanc avant la mort de Hutchins, un oubli qui aurait de graves conséquences.
Le témoignage de Halls a également précisé qu’il n’avait pas remis à Baldwin le Colt .45 avant le tir mortel, contredisant les allégations de violation des protocoles de sécurité. Il a admis avoir négligé de vérifier minutieusement l’arme, mais a souligné son intention de clarifier les événements qui ont conduit à la mort de Hutchins.
Le procès continue de dévoiler les niveaux de responsabilité et de surveillance sur le plateau de Rust, alors que l’industrie et le public attendent des réponses pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.






