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Le thriller sur l'autisme ne tient pas ses promesses

Le commis de nuit est un thriller indépendant qui ne tient jamais ses promesses. Les thèmes hitchcockiens du film sont établis très tôt. Un voyeur socialement maladroit atteint du syndrome d'Aspberger utilise son travail dans un hôtel pour espionner les clients. Ce qui suit ensuite est le meurtre, le mystère, une femme fatale et un détective sérieux sur la piste. Ça a l'air juteux non? Le commis de nuit est convaincant au départ, mais perd beaucoup de vapeur à mesure que le récit diminue. Une bonne performance de plomb ne peut pas surmonter un point culminant faible.

Tye Sheridan incarne Bart Bromley, un jeune homme autiste qui travaille le quart de nuit dans un hôtel local. Bart vit avec sa mère (Helen Hunt), mais passe tout son temps libre enfermé dans le sous-sol de leur maison. Bart a installé des caméras cachées dans une chambre d'hôtel. Il enregistre les invités, puis utilise les vidéos pour pratiquer l'interaction sociale. Bart ne peut pas regarder les gens dans les yeux. Ses épaules s'affaissent. Il s'éloigne sans cesse à la moindre pause inconfortable. Bart est désespérément seul.

Une femme intrigante (Jacque Gray) arrive inopinément tard dans son quart de travail. Bart retourne à son sous-sol et active le flux en direct. Il la regarde se déshabiller, rencontrer une silhouette ténébreuse et mourir violemment. Bart retourne au travail pour retirer ses caméras, mais ne peut pas aider sa fascination pour la scène imbibée de sang. Il devient le principal suspect. Un détective (John Leguizamo) peut sentir que Bart cache quelque chose de critique. Lorsque Bart est réaffecté pour travailler dans un autre hôtel, une autre jolie femme (Ana de Armas) capte son attention. Il dérange aussi sa chambre. Son voyeurisme révélant un lien dangereux avec la victime du meurtre.

Le commis de nuit devient un protagoniste sympathique grâce à la performance mélancolique de Tye Sheridan. Bart pourrait être le garçon d'affiche pour un harceleur effrayant. Mais il ne se montre jamais menaçant ou pervers. Sheridan décrit avec succès les caprices de l'autisme. Ses conversations aller-retour avec les vidéos montrent un effort sérieux pour s'engager. Bart a du mal à traiter l'interaction sociale. Son besoin de se connecter est également une faiblesse à exploiter. La relation avec le personnage d'Ana de Armas est basée sur cette faille. Il n'est malheureusement pas écrit de manière crédible. Cela fait s'écrouler le troisième acte du film.

Le commis de nuit a un élément mystérieux qui patauge. Le suspense est censé résider dans la façon dont les femmes sont liées et dans la découverte de la vérité par Bart. Aucune des sous-parcelles ne fonctionne. Réalisateur / scénariste Michael Cristofer (Gia, Péché originel) a également eu une longue carrière d'acteur. Cristofer devient trop amoureux de la beauté d'Ana de Armas, un peu comme ses films précédents avec Angelina Jolie. Il révèle le meurtrier dans le premier acte à faon. La carte séductrice est surexposée dans le contexte de cette histoire. Le méchant devient rien de plus qu'un outil contondant.

J'ai également eu des problèmes avec la façon dont les vidéos ne montrent jamais le tueur jusqu'à la fin. Ce n'est pas une taquinerie ou une surprise si le public connaît l'identité du tueur depuis le début. La tromperie visuelle devient complètement hors de propos. Le commis de nuit a une prémisse intéressante et des étoiles engageantes, mais ne peut pas capitaliser sur sa base solide. Tye Sheridan est tranquillement devenu l'un des meilleurs jeunes acteurs d'Hollywood. Le commis de nuit est une production de Highland Film Group, distribuée par Saban Films.

Les vues et opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de Movieweb.

Julian Roman à Movieweb

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